Misiones

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La province de Misiones est la petite corne située au Nord-Est du pays entre le Brésil et le Paraguay.

 

 

 

 

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Misiones tient son nom des nombreuses missions Jésuites qui s’y sont installées au cours du XVII ème siècle pour y convertir l’ethnie guaranie qui y vivait.

Il s’agit d’une région plutôt pauvre, qui vit notamment grâce à l’attraction touristique des chutes d’Iguazu situées tout au Nord de la province à la frontière brésilienne.

 

 

Autre source de revenus, le secteur forestier très important dans la région. A l’origine, la forêt occupait la totalité du territoire. Avec la construction de routes nationales et la déforestation massive, pour l’agriculture et l’élevage, elle n’occupe plus aujourd’hui que 35% du territoire misionero.

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« Avant, la superficie de la forêt était de 1.000.000 km2, aujourd’hui il ne reste que 60.000km2 en petites parcelles« . Photo prise au Musée du parc d’Iguazu.

Outre le parc des chutes d’Iguazu, on trouve de nombreuses autres cascades au cœur de réserves naturelles partout dans la région. Malgré la déforestation, il s’agit encore d’une région très verte, où se côtoient faune et flore subtropicales. On y trouve notamment des toucans, des tapirs, des tatous, des singes, et le jaguar, très rare et espèce protégée depuis 1989.

Lapacho

Côté flore, il y a notamment le magnifique lapacho (photo), que je n’ai pas eu la chance de voir en fleurs.

La région est également célèbre pour ses très nombreuses orchidées qui sont exposées lors de la fête des fleurs tous les ans début octobre. (A cette occasion j’y ai d’ailleurs croisé le futur président qui allait être élu un mois et demi plus tard.)

 

 

On trouve toutes sortes de plantes et fruits tropicaux, bananes, mangues, ananas, agrumes, papayes…

Ananas et papayes de mon jardin. 🙂

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Améthyste, mine de Wanda.

 

 

La province possède de plus, une petite industrie minière. On y extrait notamment des pierres semi-précieuses comme le topaze, l’agate et l’améthyste.

 

 

 

 

 

Coté climat, il est évidement subtropical : forte chaleur humide en été et pluies diluviennes, qui ne rafraîchissent aucunement et ne font qu’amplifier la chaleur, et hivers doux.

Toutefois, tout ceci n’est qu’une partie de la richesse de la région. Misiones ne serait pas ce qu’elle est sans sa population si ouverte et chaleureuse. Les misioneros sont vraiment accueillants et serviables. C’est grâce à eux, et en particulier aux personnes que j’ai rencontrées à Eldorado, où j’ai vécu pendant 3 mois, que je me suis sentie si vite intégrée sur ce sol si exotique pour moi, dans ce paysage verdoyant et de terre rouge.

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Argentine, carte d’identité

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Capitale : Buenos Aires (15 millions d’habitants)

Superficie : 2 780 400 km², soit 5 fois la France, 2ème plus grand pays d’amérique du sud.

Population : 43 millions

Devise : peso argentin ( 1 € = ~ 10,50 pesos)

Langue officielle : Castillan

Religion : 92 % de catholiques

Régime politique : démocratie présidentielle, Etat fédéral. Chef de l’état : Cristina Fernandez de Krichner jusqu’au 22 novembre 2015 (2ème tour des élections présidentielles qui opposent Mauricio Macri, proposition républicaine, actuellement Maire de Buenos Aires, à Daniel Scioli, parti justicialiste)

Économie : L’Argentine a connu de nombreuses crises économiques, dont une très importante en 2001 pendant laquelle plus de la moitié de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Le pays a pu sortir de la crise notamment grâce à la culture de soja transgénique (1er exportateur d’huile de soja), conséquence écologique catastrophique pour les sols et les populations vivant près des cultures. Deuxième conséquence, la décroissance de l’élevage bovin, les terres étant utilisées pour la production du soja, un comble pour un pays où la consommation de viande fait partie des mœurs. Qui ne prépare pas un asado tous les dimanches, n’est pas un vrai Argentin ! Asado : viande cuite au barbecue.

Géographie : L’Argentine est le deuxième plus grand pays d’Amérique latine après le Brésil et devant le Pérou. Le pays partage ses frontières avec le Chili, la Bolivie, le Paraguay, le Brésil et l’Uruguay.

On distingue cinq grandes zones géographiques, la Patagonie au Sud, caractérisée par des paysages vierges immenses et de nombreux plateaux sec, la Pampa au centre, immense plaine, les Andes du Nord-Ouest, la haute montagne, les Andes centrales qui possèdent le plus de vignobles et les plus hauts sommets et enfin les plaines du Nord-Est (où je me trouve) caractérisées par des marécages, la savane, la forêt tropicale humide et des grands fleuves.

Histoire : Le pays était peuplé de nombreuses tribus indigènes comme les Incas avant la conquête espagnole qui eut lieu au XVIème siècle, jusqu’à l’indépendance en 1816. De 1976 à 1983 le pays fut frappé par une dictature militaire durant laquelle 30 000 personnes ont ‘disparu’ et des milliers de bébés furent ‘volés’ et vendus.

L’Argentine a vu plusieurs flux migratoires, elle a d’abord été peuplée par les espagnols, puis entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle des esclaves pour la plupart d’origine angolaise ont été forcés d’y vivre. Après l’indépendance, à partir des années 1850, le pays connait la première vague d’immigration européenne, 45% de la totalité des migrants sont Italiens mais les autres nationalités largement représentées sont Français, Allemands, Turques, Russes et Austro-Hongrois notamment. Après la 2ème guerre mondiale, le pays connait une deuxième vague d’immigration, ce sont les nazis qui fuient l’Europe. La plupart des personnes d’origine allemande vivant en Argentine sont donc descendants de nazis… qui continuent à se marier entre eux, en tout cas c’est le cas pour la communauté allemande de la région où je me trouve.

L’Argentine est donc un véritable melting-pot, où les noms de famille Allemands, Italiens, Espagnols, Russes, Polonais… foisonnent sur les listes des classes. Des blonds, des blancs, des latinos, des bruns, des roux, il y en a pour tous les goûts !

Bienvenue en Argentine, le pays aux mille couleurs.

Source : Routard.com et wikipedia.

 

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Dernière semaine à Arequipa

L’avant dernier weekend je suis allée visiter la vallée de Majes avec mon coloc/proprio Carlos.

Cette vallée se trouve à 3h d’Arequipa entre le canyon du Colca et la côte. Pour y aller nous avons emprunté la Panaméricaine qui traverse toute l’Amérique du Nord au Sud.

Le désert…

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Premier arrêt à Majes,  »Jurassic Parc » et ses traces de dinosaure, avec en prime une vue splendide sur la vallée.

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Deuxième arrêt, une bodega où l’on fabrique du pisco, un alcool local à base de raisin. Visite des lieux et dégustation.

Le préssoir

Le pressoir

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Après avoir goûté à plusieurs breuvages, dont un truc que le propriétaire des lieux appelle Cognac, un bon déjeuner au bord du fleuve s’impose!

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Soupe aux écrevisses, directement pêchées du fleuve., garnie de riz et pommes de terres évidemment mais aussi d’œuf, de fromage, de maïs, de potiron… Bref j’ai eu du mal à finir!

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Après déjeuner nous partons pour le bord de mer où le temps est nettement moins agréable. Je n’aurais jamais vu la côte péruvienne ensoleillée.

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Une petite loutre.

 

Le weekend suivant, est celui du grand départ.

Le samedi après les cours, nous sommes allés visiter les carrières de sillar, la fameuse roche volcanique utilisée pour la construction de nombreux bâtiments de la ville.

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Malheureusement, le samedi peu de  »maîtres de carrière » travaillent. Tous les blocs sont taillés à la main

 

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Du coup, je m’y suis mise aussi !

 

Le soir, dîner de départ avec mes collègues à la crêperie de l’Alliance Française. Je tente l’offre de la crêpe dessert : si elle est réussie, elle est offerte !

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Approuvée par le chef ! Yes !

En une journée j’aurais été prof, maître de carrière et cuisinière !

Le lendemain c’est le grand départ, derniers achats, derniers au revoir, et des larmes.

Merci à ma famille péruvienne pour tous les moments que nous avons partagés.  Para siempre.

Merci à ma famille péruvienne pour tous les moments que nous avons partagés. En mi corazón para siempre.

Voilà, c’est ici que s’achève l’aventure péruvienne, je quitte Arequipa mais je reste en Amérique Latine. Prochaine aventure, de l’autre côté du continent, direction l’Argentine !

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Le lac Titicaca

Weekend du 15 août, fêtes d’Arequipa, tant pis nous raterons cet événement !

En route pour Puno et le lac Titicaca !

Perché à 3800m d’altitude entre le Pérou et la Bolivie, il s’agit du plus haut lac navigable du monde. Et quelle beauté ! Incroyable ! C’est un des plus beaux endroits que j’ai vu.

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On prend un bus de nuit direction Puno, en étant peu rassuré car quelques jours auparavant en première page des journaux on annonçait 30 cm de neige sur la route entre Arequipa et Puno et quelques accidents… Heureusement, les températures avaient un peu augmenté ce qui nous permit de pouvoir arriver à bon port sans encombre.

Une fois à Puno, nous partons en direction du port pour prendre un bateau qui nous emmènera jusque sur l’île d’Amantani où nous passerons deux nuits. Encore une fois, impossible d’échapper aux tours organisés pour les touristes depuis le port de Puno. Nous découvrirons plus tard que pour éviter cela, il faut partir des petits villages situés autour de Puno, de là, il est possible de prendre un bateau-taxi emprunté par les locaux pour 5 soles…

Première escale, après environ 1h de bateau : les îles flottantes d’Uros. Il s’agit d’îles construites avec les roseaux du lac. Tout est tellement mis en scène pour le touriste que j’étais persuadée que tout était faux, que ces gens ne vivaient pas sur ces îles… il n’y avait ni nourriture ni eau…

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L'école

L’école

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Il a fallu que j’entende de la bouche de plusieurs amis péruviens que si ils vivaient vraiment là, pour y croire !

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Arrêt suivant : Amantani après 3h de bateau. Au port, nous retrouvons Sofía qui nous accueillera chez elle. L’île est organisée en plusieurs communautés qui accueillent chacune leur tour les groupes de touristes tout au long de l’année. Il n’y a ni hôtel ni restaurant sur l’île, seulement des familles qui vivent principalement du tourisme et un peu de l’agriculture.

Vue depuis la cuisine de Sofia

Vue depuis la cuisine de Sofia

 

 

Vue depuis ma chambre

Vue depuis ma chambre

Sofía vit seule avec son fils de 5 ans, Sebastián. Avec ses parents, ils ont quelques moutons, quelques poules, des fèves, des pommes de terre et du quinoa.

L’ïle tout comme ses habitants est incroyablement calme, tranquille. C’est un véritable havre de paix, une fois sur place, on ne veut plus en partir.

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Après le déjeuner, nous partons pour une petite balade jusqu’aux temples de Pacha Mama et Pacha Tata, qui se trouvent au sommet de l’île à 4000m d’altitude. Le panorama est magnifique, au loin nous pouvons apercevoir les sommets enneigés des Andes.

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Nous avons eu la présence d’esprit de partir seuls sans le groupe de touristes. Ainsi nous avons pu profiter de la balade et de la vue sans personne, pas une mamita nous vendant ses pulls et bonnets en laine d’alpaca ! En descendant du premier temple pour nous rendre au second, nous avons la surprise de trouver le chemin plein à craquer de mamitas et de touristes. Nous sommes bien contents d’avoir pu apprécier les lieux sans personne. C’est donc accompagnés d’Espagnols et de Français bruyants que nous essayerons d’apprécier le coucher de soleil sur le lac.

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En descendant, le plus beau ciel étoilé s’offre à nous, ni nuage, ni pollution lumineuse.

Après la délicieuse soupe au quinoa que Sofia nous offre pour diner, on nous propose d’aller à la « fête » à laquelle on peut aller vêtus du costume traditionnel de l’île, mais on opte sans hésiter pour le lit et à 20h30 il n’y a plus personne !

Le lendemain matin, le petit Sebastián vient nous chercher en nous disant : « Está lista la cena ! » « Le dîner est prêt ! » J’ai beau lui expliquer que c’est le petit déjeuner, le matin suivant il nous annonce de nouveau que le dîner est prêt !

Après ce super « dîner » où l’on nous sert des crêpes, nous retournons sur le continent à la découverte de Sillustani, un site archéologique datant de l’époque pré-inca, où l’on a érigé des tombes.

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Le cadre est magnifique, cerné par le lac d’Umayo.

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Le voyage est assez long et on saute dans le dernier bateau qui retourne sur l’île juste à temps.

De retour à Amantani, nous passons l’après-midi à aider les parents de Sofia à trier les fèves séchées.

Le lendemain, c’est un peu ému que nous quittons cette île si paisible.

Sur la route du retour, nous passons quelques heures sur l’île Taquile avant de repartir pour Puno.

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C’est là que s’arrête l’aventure. Le lac Titicaca, ses îles et ses habitants, un lieu unique, une atmosphère indescriptible, un petit coin de paradis…

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La côte Pacifique

Après la selva et les Andes, voici la troisième zone géographique naturelle du pays : la côte.

Je suis partie seule deux jours. Le temps sur la côte est très souvent nuageux voire pluvieux, j’ai donc eu un peu de pluie. Après 2 mois de sécheresse à Arequipa, ça fait du bien ! Bon, le lundi matin en me réveillant j’ai eu la bonne surprise de trouver le sol de ma chambre d’hôtel inondé ! Par chance une de mes chaussures et une de mes chaussettes ont été épargnées ! J’ai dû passer la journée avec le pied gauche mouillé ! Deuxième surprise, en rentrant le lundi soir, j’avais un mail de mon responsable, me demandant d’assurer un cours… le lundi après-midi… haha ! C’est bête, je ne consulte pas mes mails le week-end ! Quelle idée aussi d’envoyer un mail le dimanche après-midi pour ajouter un nouveau cours !

A part ces deux petites anecdotes, il ne s’est rien passé de plus, les deux villes où je suis allée étaient aussi vides que l’île de Ré en plein mois de janvier. Rien de plus normal, j’y suis allée en plein hiver !

Heureusement la faune locale m’a tenu compagnie !

Mollendo :

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Je n'ai jamais vu autant de publicité pour coca-cola que dans ces deux villes ! Tous les hôtels font faire leur enseigne par la multinationale pour ne rien payer...

Je n’ai jamais vu autant de publicité pour coca-cola que dans ces deux villes !
Tous les hôtels font faire leur enseigne par la multinationale et ne payent rien.

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Mejía :

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La plupart des constructions sont des maisons de type colonial.

La plupart des constructions sont des maisons de type colonial.

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Seuls des centaines de crabes m'ont tenu compagnie.

Seuls des centaines de crabes m’ont tenu compagnie.

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A la découverte de la civilisation Inca

Mardi 28 et mercredi 29 juillet, fête nationale, plus le lundi donné par l’institut pour faire le pont = 4 jours de congés, youhou ! Et hop c’est parti pour la région de Cuzco !

On prend un bus de nuit vers 18h30 et on arrive le lendemain matin vers 6h. On prend un mate de coca (infusion à la feuille de coca), pour nous réchauffer et pour prévenir le mal d’altitude et on part en direction du centre-ville. L’air est bien frais à 7h du mat à 3400m d’altitude !

Le fait d’arriver si tôt nous permet de profiter de la ville sans touriste. Cependant on ne reste que le temps d’un petit déj, de repérer d’où partent les bus pour notre prochaine destination et d’acheter le boleto touristico, obligatoire pour pouvoir visiter les sites archéologiques alentours.

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Après seulement quelques heures dans la capitale Inca, nous partons pour Písac à une trentaine de kilomètres de Cuzco. Le village, qui signifie « perdrix » en quechua, se trouve à 2800m d’altitude. Nous faisons un passage obligé par le joli marché artisanal sur la place principale et nous en profitons pour déjeuner dans un stand improvisé d’une ‘’mamita’’ qui remplit nos assiettes à ras bord pour la modique somme de 6 soles (~2 €). Alors que nous déjeunons, une famille de Français passe à côté de nous et un des enfants de 12-13 ans lâche le commentaire suivant : « Il y a vraiment aucune règle d’hygiène dans ce pays ! ». Et après on s’étonne que les Français aient la réputation de se plaindre tout le temps ! Le marché est très sympa certes mais on n’est pas venus jusque-là pour faire du shopping !

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C’est la panse remplie que nous attaquons une rando de 2 heures pour atteindre les ruines Incas qui se trouvent à 3250m et qui font de ce petit village un lieu touristique. Le soleil tape et le manque d’oxygène se fait sentir, pas facile, on aurait dû partir plus tôt, à la fraîche. Au sommet, la vue sur la vallée est grandiose et les ruines impressionnantes. Nous nous baladons un bon moment entre les vieilles pierres mais déjà le soleil descend et le vent se lève ce qui nous pousse à redescendre sans avoir pu parcourir la totalité du site. C’est aussi ce vent qui nous aura presque tous rendu malades !

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Nous restons une nuit à Písac, et partons le lendemain matin tôt un peu plus loin dans la vallée, pour visiter le site de Moray et les salines. Nous prenons un combi (petit bus de ville) qui nous dépose à la gare routière d’Urubamba. De là, un monsieur nous saute dessus pour nous emmener dans son break. On négocie le prix, et nous voilà à 7 dans sa voiture, le Suisse à l’avant avec ses grandes pattes, trois filles à l’arrière et le Breton et moi… dans le coffre avec les bagages !

Premier arrêt : les salines. Plus de 4000 bassins d’eau salée au cœur des Andes ! Les bassins qui sont alimentés par un fleuve salé, sont exploités depuis la période Inca. Aujourd’hui ce sont plus de 480 propriétaires qui continuent à en extraire le sel.

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Second arrêt : le site archéologique de Moray. Selon les archéologues et historiens il s’agissait d’un centre de recherches agronomiques. Les terrasses circulaires auraient permis de créer des microclimats. En bas au centre la température étant plus chaude et de plus en plus froide en montant. Étonnant, n’est-ce pas ? Sont fous ses Incas !

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Après cette matinée fort intéressante, notre groupe se sépare. Trois d’entre nous repartirons pour Cuzco quant aux trois autres nous commencerons notre long périple jusqu’au Machu Picchu.

Tout commence au village d’Ollantaytambo.

Nous avions prévu d’aller en bus jusqu’à un village puis de partir à pied au petit matin en direction de la cité Inca. Malheureusement, nous nous sommes mal organisés et il n’y avait plus de bus. Nous avons dû passer la nuit à Ollantaytambo et… prendre le train jusqu’à Aguas Calientes, départ pour rejoindre le Machu Picchu. Tout ce que je ne voulais pas faire ! Prendre ce fichu train qui coûte plus de 60 dollars ! Bref, nous n’avions plus le choix. Nous avons donc passé l’après-midi à Olllantaytambo, ce qui nous a permis de pouvoir visiter un autre site compris dans le boleto acheté à Cuzco : la forteresse Inca qui domine le village et qui servait à surveiller le chemin qui menait au Machu Picchu.

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Le lendemain, départ aux aurores, nous devons être à la gare à 5h40. Le train aux allures du Poudlard Express arrive et nous emmène jusqu’à Aguas Calientes. Sur la route nous découvrons les contreforts de la forêt amazonienne. Enfin des arbres, du vert ! Ça change d’Arequipa !

Le Poudlard Express péruvien

Le Poudlard Express péruvien

En arrivant au village surnommé « le village du Machu Picchu », nous passons devant la looooongue file de touristes qui attendent patiemment de pouvoir acheter leur ticket de bus pour accéder à la cité perdue. Nous optons sans hésiter pour la marche. Un peu plus d’une heure de montée, sans croiser personne et en découvrant petit à petit la magnifique vallée qui s’offre à nous un peu plus après chaque virage.

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Une fois arrivés à l’entrée du site, fini la tranquillité, avec 2500 visiteurs par jours, on savait à quoi s’attendre. On souffle un peu avant d’affronter la marée humaine. A l’entrée, tout le monde s’arrête pour se prendre en photo, impossible d’avancer ou de contempler tranquillement la vue sans se prendre un selfie-stick dans la figure… il est déjà tard, on se dirige vers la montaña dont l’accès n’est ouvert que jusqu’à 11h00. On attaque la montée à 10h30, il faut normalement 1h30 pour atteindre le sommet, mais la chaleur, l’altitude et le mal de gorge qui commence me fond gravir la montagne en un peu moins de 2 heures, j’arrive juste à temps pour pouvoir contempler la vue panoramique, mais il est déjà trop tard pour aller jusqu’au drapeau. Que c’est frustrant ! Juste le temps de souffler un peu, de prendre quelques photos qu’il faut déjà repartir. Les gardiens font descendre les gens à 12h30 pile.

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Ceci n’est pas un mur… ce sont des marches ! Quand je vous dis que ça grimpe !

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Il s’agit du drapeau de Cuzco, rien d’autre… !

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Et c’est reparti, 3000 marches à descendre ! Une fois en bas, on est tous crevés, je ne suis pas au meilleur de ma forme et je visite le reste du site au ralenti, sans grand enthousiasme.

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Vous voyez le drapeau tout en haut en tout petit petit ? C’est là que nous étions.

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Salut, moi c’est Serge.

En fin d’aprèm, on quitte la cité, nous sommes épuisés et nous n’avons grignoter que quelques barres de céréales. Il est interdit de pique-niquer sur le site et à la sortie deux restaurants proposent des casse-croutes absolument hors de prix. On mange les derniers biscuits qu’il nous reste et on repart, le bus est beaucoup trop cher, on redescendra à pied. Sur le chemin, on trouve une petite dame qui vend des sandwichs à 3 soles et des fruits. On s’arrête pour mettre un peu de carburant ! Arrivés en bas, ce n’est toujours pas fini, il faut encore marcher 25min pour atteindre le village. On n’en peut plus… ma collègue est moi sommes au bout du rouleau, on a mal partout, on est malades, on n’a plus du tout d’énergie et il faut encore trouver un hôtel… Je ne me suis jamais sentie aussi mal après une randonnée. Je n’avais qu’une envie, trouver un hôtel, me jeter dans un lit et dormir jusqu’au lendemain ! Or, ce n’a pas été aussi facile ! Auguas Calientes est un passage incontournable, où il y a plus d’hôtels et de touristes que de locaux mais en arrivant à 18h, sans n’avoir rien réservé, il nous faut entrer dans pas moins de 15 hôtels avant d’en trouver un ayant une chambre de libre ! Por fiiiiin !

J’ai juste envie de me coucher, mais il faut encore organiser le départ du lendemain. En effet, notre bus pour Arequipa est le lendemain en fin d’après-midi au départ de Cuzco qui se trouve à 6h du lieu où l’on se trouve. Après quelques minutes de repos, nous partons à la gare, nous prendrons de nouveau le train…

Après une bonne nuit, nous sommes reposés mais toujours malades. Nous prenons le train pour Hidroeléctrica d’où on prend un horrible combi jusqu’à Santa Teresa. De là, juste le temps de prendre un jus de fruit frais servit dans un petit sac plastique avec une paille, et nous voilà repartis en minibus, 5h de trajet jusqu’à Cuzco. Nous arrivons à Cuzco en début d’après-midi. Nous avons un peu de temps pour visiter avant le départ de notre bus. Cependant, nous sommes bien mal en point, nous n’avons aucune énergie et un affreux mal de gorge. Nous irons tout de même jusqu’au quartier San Blas, car je devais accomplir la mission de trouver Marcelina à son stand de jus de fruits au marché San Blas.

Mission accomplie !

Mission accomplie !

Départ de Cuzco, une très jolie ville que nous n’aurons pas pu vraiment visiter mais qui nous a laissé une très bonne impression et l’envie d’y retourner.

Nous arrivons à Arequipa le jeudi matin aux alentours de 4h du matin. Nous sommes dans un état pitoyable, nous n’avons plus de voix, nous avons une toux affreuse et mal de gorge terrible. On se couche à 5h, levé quelques heures plus tard, j’ai cours à 8h… Je suis dans un sale état pour faire cours, mes pauvres élèves ! J’ai la chance d’avoir deux élèves médecins qui me disent quels médicaments je dois prendre et qui m’apportent du sirop le lendemain ! Ils sont adorables ! Grâce à eux en quelques jours je retrouve ma forme olympique (ou presque) !

C’est ainsi que se termine la longue épopée de la découverte du Machu Picchu. Malheureusement, cette aventure ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je n’ai pas réussi à percevoir ce côté magique dont tout le monde parle, tant le site pullule de touristes… C’est dommage. La prochaine fois j’irai plutôt à Choquequirao, une autre cité Inca à laquelle il est impossible d’accéder en véhicule, il faut compter 4 jours de marche aller-retour ! Si je suis en pleine forme, je pense que ça pourrait vraiment me plaire !

 

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Rando à Yura

De temps en temps, j’ai pu avoir mon lundi de libre, j’en ai profité pour faire quelques sorties, comme une petite rando à une trentaine de minutes d’Arequipa, à Yura.

La rando s’avère être plutôt une balade, ça ne grimpe pas beaucoup mais on est en montagne. On commence dans un environnement aride, avec vue sur les monts enneigés.

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Puis après environ 1h de balade on tombe sur un véritable verger au milieu de ces montagnes pelées. C’est assez inattendu cette petite tâche verte au milieu du désert.

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Vente de sodas, biscuits et nourriture.

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Se  »bende » chicha , au lieu de  »se Vende » : Vente de chicha : boisson de maïs fermenté. Cuy : cochon d’inde, plat typique péruvien. Chicharrones : écrevisses.

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 »Ne laisse pas tes déchets en route ! »

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Après le désert et le verger, c’est un ruisseau qui nous attend, le chemin pour parvenir à la cascade n’est pas aménagé et il nous faut traverser le cours d’eau plus d’une vingtaine de fois. Parfois c’est un peu plus profond que prévu, on termine la balade les pieds mouillés (héhé, les pieds dans l’eau hoho).

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Après 3 heures de marche (parce qu’on a bien pris notre temps), on accède enfin à la fameuse cascade. Le site est très sympa mais malheureusement pollué par les personnes qui viennent y pique-niquer et y laissent leur déchets. Bienvenue au Pérou ! Un pays magnifique, qui malheureusement ne prend pas soin de son environnement.

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Sur la route du retour :

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